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Contrairement à une idée reçue, la maladie d’Alzheimer n’est pas une conséquence inexorable du vieillissement : une personne de Alzheimer70 ou 75 ans présentant des symptômes d’altération mentale, telles que perte de mémoire ou diminution de ses facultés intellectuelles, n’est pas nécessairement atteinte de cette maladie.

C’est une maladie neurologique qui se traduit par une dégénérescence de certaines cellules nerveuses. Le cerveau se modifie et ne fonctionne plus normalement. Il a des difficultés à déchiffrer les informations venant du monde extérieur et à envoyer des signaux à l’ensemble de l’organisme. Celle-ci peut frapper des personnes plus jeunes, à partir de 50 ans voire moins parfois. Le Dr Alois Alzheimer l’a identifié en 1907 et l’a décrite en pratiquant l’autopsie du cerveau de deux personnes de 51 et 56 ans.

L’âge est cependant un facteur de risques puisque la fréquence de la maladie d’Alzheimer augmente avec lui. 3% des personnes en sont atteintes à 60 ans. Ce taux monte à 15% à 80 ans. En France, 360.000 personnes sont actuellement atteintes (diagnostiquées) de la maladie.

Causes

L’origine de cette maladie reste largement inexpliquée. Les chercheurs estiment qu’elle est certainement pluri-factorielle : âge, carence hormonale à la ménopause, génétique, etc. Les cas d’Alzheimer héréditaires sont toutefois rares.

Symptômes

Les personnes atteintes éprouvent de plus en plus de difficultés à se souvenir, à comprendre et à prendre des décisions, y compris les plus simples. Ils ont du mal aussi à exécuter les tâches quotidiennes (s’habiller, se laver, etc).
La maladie d’Alzheimer est une maladie à évolution lente, sur plusieurs années. Il faut être très attentif aux premiers signes d’altération mentale ou physique pour envisager un Alzheimer.

En effet, au début, les troubles de mémoire portent sur des faits récents alors que les événement anciens restent présents dans la mémoire. Contrairement à « l’oubli bénin » que nous connaissons tous, la personne atteinte de cette maladie n’arrive pas a se souvenir même à l’aide d’indices que l’on peut lui donner.

C’est parce que l’altération des capacités mentales et physiques ont tendance à s’aggraver avec l’avancée en âge que la maladie d’Alzheimer est considérée comme une maladie du vieillissement. Devenue, dans l’inconscient collectif le mot générique désignant toutes les maladies neuro-dégénératives, elle est probablement la plus répandue des démences. Aux États-Unis, 4 millions de personnes sont touchées (1.5% de la population) et En France entre 300 et 400 000 personnes.

Diagnostic

C’est en observant les troubles déjà décrits et après avoir pratiqué des tests psychométriques que le médecin est amené à évoquer l’hypothèse d’une maladie d’Alzheimer. Il prescrit un scanner cérébral afin de s’assurer que les troubles observés ne sont pas causés par d’autres maladies neurologiques. Mais le diagnostic est parfois établi tardivement car le malade ne consulte qu’à l’occasion d’un événement grave : état d’agitation, troubles de la mémoire, etc. La maladie est alors à un stade déjà avancé.

Prise en charge

Une personne atteinte de maladie d’Alzheimer demande une attention et une prise en charge de tous les instants.
La perte de l’autonomie physique a des conséquences pratiques lourdes exigeant une disponibilité constante puisque le malade peut devenir totalement dépendant. L’altération des facultés mentales d’un être cher (père, mère) est difficile à vivre. Le maintien à domicile, indépendamment des problèmes matériels et financiers, est un choix dont il faut mesurer les conséquences psychologiques et pratiques.

Il faut déculpabiliser le placement en institution. Il ne signifie pas un abandon mais la nécessité d’une aide importante dans la gestion du quotidien, qui n’est plus possible au domicile.
La personne atteinte de la maladie d’Alzheimer a besoin de recevoir des stimulations, ne serait-ce que pour éviter l’aggravation de sa maladie. Attachée aux choses qui ont constitué des éléments forts de sa vie, elle a besoin de communiquer, en particulier avec sa famille qui constitue « la trace » la plus identifiable de ce passé.

Pour l’entourage, le maintien de ce contact est difficile car la communication avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer n’est pas chose aisée. Elle ne comprend, ni n’entend les mots et parfois ne semble même pas reconnaître l’autre. Il faut aux proches beaucoup de patience et de force intérieure pour apprendre la communication non verbale, passant par le toucher et l’expression du visage.

Traitement

Il n’existe malheureusement pas de traitement de la maladie d’Alzheimer mais, depuis quelques années des médicaments permettent parfois de stabiliser la maladie et d’améliorer la qualité de vie des malades.

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