sport et hypertension artérielle

sport et hypertension artérielle

Les rapports entre sport et hypertension artérielle (HTA) peuvent se poser de deux manières :
le sport prévient-il ou favorise-t-il l’apparition d’une HTA ?
le sport est-il contre-indiqué en cas d’hypertension artérielle ?

Les sportifs ont moins de tension

Les études sur la question aboutissent toutes au même résultat : la pratique régulière d’une activité physique d’endurance (effort continu prolongé : course, cyclisme, natation…) protège partiellement contre la survenue d’une HTA. De plus, les chiffres tensionnels mesurés chez des patients pratiquant le sport de manière régulière ( 3 séances de 45 minutes par semaine au minimum ) sont en moyenne inférieurs à ceux des non-sportifs : on perd 1/0.8 sur les chiffres de tension artérielle, c’est-à-dire qu’une tension de 13/7 baisse à 12/6,2. Aussi peut-on affirmer que la pratique sportive régulière est un facteur bénéfique dans la prévention de l’hypertension artérielle.

Patients hypertendus : attention !

Pendant une activité sportive, la fréquence cardiaque s’accélère et la pression artérielle s’élève légèrement. Un patient déjà traité pour HTA et dont les chiffres tensionnels ne sont pas régulés (HTA non-contrôlée), soit par insuffisance de traitement, soit par la cause de l’HTA qui rend cette dernière difficile à équilibrer, s’abstiendra d’activité sportive mais pourra faire des exercices n’élevant pas excessivement la fréquence cardiaque : marche sur terrain plat, natation à son rythme…

Tous les autres patients hypertendus équilibrés peuvent pratiquer une activité physique d’endurance, à condition que leur tension artérielle ne s’élève pas trop pendant et après l’effort : un test d’effort (mesure de la tension artérielle pendant que le patient pédale sur un vélo ou court sur un tapis électrique) sera prescrit pour s ‘en assurer.

Eviter les efforts intenses

L’activité d’endurance est préférée aux efforts brefs et intenses (musculation par exemple), ces derniers provoquant des variations tensionnelles plus fortes. Le sportif vérifiera qu’au maximum de l’effort, sa fréquence cardiaque (prises au pouls carotidien) ne dépasse pas un nombre égal à 220 moins son âge (exemple : un homme de 40 ans doit rester à une fréquence cardiaque inférieure à 220-40 = 180 battements par minute) et arrêtera immédiatement l’effort si son pouls est trop rapide ou s’il présente le moindre symptôme anormal (mal de tête, douleur dans la poitrine, essoufflement excessif). Enfin, il est à noter que certains médicaments sont interdits en compétition car ils peuvent positiver les tests anti-dopage ; il s’agit des bêta-bloquants et des diurétiques. De même, la pratique régulière d’un sport doit être signalée au médecin pour qu’il évite certains traitements (notamment alpha et beta-bloquants).

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