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Avec les enfants, les personnes âgées sont les plus touchées par les accidents domestiques. Les statistiques sont éloquentes : chaque année, 20 000 décès sont imputés à des accidents de la vie courante, dont 9 000 suite à une chute. Comment réduire les risques au quotidien ? Mode d’emploi.

 

Quelles sont les causes ?

Parmi les 9 000 décès par chute répertoriés chaque année, 70% ont lieu au domicile de la personne. Sont en cause plusieurs facteurs : un environnement mal adapté, des troubles de l’équilibre, des troubles de la vision et, parfois, un isolement qui retarde l’arrivée des secours.

Les chutes sont en tête suivies des noyades, des suffocations, des intoxications au monoxyde de carbone et des accidents par le feu.

Entre 2013 et 2016, le nombre de décès par suffocation chez les plus de 65 ans a triplé. Chez deux tiers des personnes concernées, cela arrive après 75 ans dans le cadre de troubles mentaux, de démence ou de maladies vasculaires cérébrales.

Côté médicaments, les cas d’intoxication ont doublé chez les personnes âgées en 20 ans. Sont en cause le surdosage ou des erreurs d’administration médicamenteuse.

 

Comment éviter les accidents domestiques ?

Pour réduire les situations à risque, il est prioritaire de procéder à une prévention des accidents domestiques. Elle passe d’abord par l’échange avec les seniors, leur sensibilisation et la sécurisation du logement.

Un premier réflexe important est d’enlever tous les tapis et les fils électriques au sol pour réduire le risque de chute. Dans la salle de bain et la cuisine, où les chutes sont les plus fréquentes, des revêtements antidérapants peuvent être installés. Enfin, fixer une rampe d’escalier adaptée va permettre à la personne âgée d’aborder l’ascension plus sereinement.

Le cadre de vie peut faire l’objet d’optimisations : adapter la taille des meubles et des équipements de la maison tels que les fauteuils, les lits, les étagères à hauteur modérée, la baignoire facile d’accès…

Chaque année, faites vérifier les appareils de chauffage et les conduits d’aération. Les appareils au gaz doivent être utilisés correctement ou simplement remplacés par d’autres types d’équipements. Les intoxications au monoxyde de carbone peuvent aussi être évitées en aérant chaque jour le logement. En complément, des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone peuvent être installés.

Enfin, la médicamentation doit être encadrée. Le médecin assure un suivi régulier du patient : il annote la posologie de chaque médicament sur l’emballage de manière lisible. S’équiper d’un pilulier peut aussi permettre d’éviter les oublis et les surdosages.

 

Se faire accompagner

Il est fréquent qu’à l’approche de la fin d’une hospitalisation due à un accident domestique, le patient âgé soit accompagné par un ergothérapeute à son domicile. L’objectif est de détecter tous les facteurs de risques. Trois quarts des personnes âgées considèrent leur logement suffisamment sécurisé et sont trop confiantes vis-à-vis de leur condition physique. Cet accompagnement proposé par les hôpitaux permet de sensibiliser les personnes victimes d’accidents, afin de préparer leur retour au domicile, et ne plus les revoir à l’hôpital !

Pour les interventions d’aménagement les plus lourdes, l’Agence Nationale des Services à la Personne a mis en place un programme de mise en sécurité du domicile des seniors. En collaboration avec la fédération PACT, il permet d’établir un diagnostic et de prolonger la vie au domicile.

 

La réparation du préjudice corporel

Prendre des précautions est un grand pas franchi pour réduire les risques et donc les accidents. Lorsqu’ils surviennent, on a tendance à ne pas savoir par où commencer et à oublier ses droits. N’hésitez pas à faire appel à un avocat spécialisé en dommage corporel et accident de la vie privée. Des indemnisations existent, y compris si la victime est seule responsable de l’accident. Lorsqu’un tiers est impliqué (ex : bailleur face au locataire pour un préjudice corporel lié à la non-conformité de l’habitation), l’avocat vous accompagne dans toutes les étapes du recours en indemnisation. Pour toute question, contactez le Cabinet Jérôme Lavocat.

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