hypertension artérielle

hypertension artérielle

L’hypertension artérielle (HTA) constitue le facteur de risque cardio-vasculaire majeur des personnes âgées, exposant celles-ci à des événements aussi graves que l’infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. Cette pathologie touche près de 40% des sujets âgés de plus de 65 ans, avec une nette prédominance féminine. L’intérêt d’un dépistage puis d’un traitement médicamenteux de cette maladie à tout âge, même le plus avancé, a été montré par de nombreuses études.

Causes de l’hypertension artérielle

Dans l’immense majorité des cas, l’HTA du sujet âgé est dite « essentielle » c’est-à-dire qu’elle ne relève pas d’une cause particulière. L’existence d’une prédisposition génétique à ce trouble est probable.
Dans de rares cas, une cause précise peut être retrouvée par le bilan initial et l’on parle alors d’ «HTA secondaire ». Peuvent être en cause :

  • une maladie ou malformation rénale (sténose de l’artère rénale, insuffisance rénale)
  • une maladie endocrinienne (phéochromocytome, hyperaldostéronisme primaire)
  • une maladie ou malformation vasculaire (rétrécissement de l’aorte).

L’HTA secondaire relève souvent d’un traitement spécifique, parfois chirurgical, qui permettra de normaliser la tension artérielle de manière durable.

Symptômes de l’hypertension artérielle

L’HTA est une maladie pernicieuse, souvent silencieuse, qui peut provoquer de véritables ravages vasculaires en silence, sans douleur ; il est alors délicat d’expliquer au patient qu’il souffre d’une maladie, et difficile de le convaincre de suivre un traitement qui doit être continu !

Cependant, certains symptômes peuvent être rapportés par le patient, qui se plaint de maux de tête rebelles aux antalgiques habituels, d’une sensation de flou visuel, de vertiges, de bourdonnements d’oreille parfois très invalidants, ou de nervosité excessive. Un saignement de nez peut aussi être évocateur.

Le caractère non-spécifique de ces troubles impose la mesure de la tension artérielle au moindre doute.

Diagnostic

La mesure de la pression artérielle (le terme « tension » désigne en fait une pression, exprimée en centimètres de mercure, comme la pression atmosphérique) doit être faite dans de bonnes conditions : patient allongé, détendu et reposé (ne pas prendre la tension artérielle dés l’arrivée du patient au cabinet, il faut le laisser souffler un peu !), avec mesure du premier chiffre (le plus élevé, qui correspond à la pression la plus élevée, appelée systolique) et du deuxième chiffre (pression artérielle la plus basse, « de repos », appelée diastolique) : c’est le fameux 12/7, c’est à dire 12 cm de mercure de pression systolique et 7 cm de mercure de pression diastolique. L’effet « blouse blanche » correspond à une élévation de la pression artérielle en présence du médecin (stress dû à la consultation médicale) et peut expliquer un chiffre élevé. Dans ce cas, le patient peut contrôler sa tension artérielle par une auto-mesure, une mesure en pharmacie ou par une infirmière à domicile.

Une hypertension artérielle sera définie par une élévation de la pression systolique (supérieure à 160 mm de mercure), diastolique (supérieure à 95 mm de mercure) ou les deux. L’HTA systolique est particulièrement fréquente chez le sujet âgé.

  • Un bilan complet sera alors pratiqué par le médecin ; ce bilan permet de rechercher une (rare) cause à l’HTA, d’évaluer son retentissement sur le cœur, les reins, le système nerveux, les yeux, d’identifier les autres facteurs de risque cardio-vasculaires du patient, et d’orienter le traitement médicamenteux à mettre en place. Il comprend :
  • un examen clinique complet
  • une prise de sang complète avec, entre autres, contrôle des paramètres rénaux, de la glycémie, du potassium et du sodium, du cholestérol et des triglycérides
  • un électrocardiogramme (ecg)
  • une bandelette urinaire

et selon les cas, radiographie de thorax, échographie cardiaque, examen ophtalmologique avec fond d’œil, scanner cérébral…

Traitements de HTA

Le traitement de l’HTA repose sur la prise d’un (ou plusieurs) comprimés par jour, de manière continue ; les médicaments disponibles dans le traitement de cette pathologie appartiennent à différentes classes pharmacologiques (diurétiques, Inhibiteurs calciques, Inhibiteurs de l’enzyme de conversion, bêta ou alpha-bloquants, antihypertenseurs centraux). Le médecin doit parfois « tâtonner » les premiers mois avant de trouver le médicament, ou l’association, qui permettra de normaliser les chiffres tensionnels, c’est-à-dire de les ramener en dessous de 16/9,5. Il est à noter que, si la tendance a longtemps été de traiter un patient avec un seul type de produit, il est maintenant fréquent d’utiliser des associations de produits faiblement dosés, qui présentent l’avantage d’additionner leurs effets antihypertenseurs en minimisant le risque d’effets secondaires.

A ce traitement seront ajoutés des conseils hygiéno-diététiques : limiter les apports sodés (dans certains cas) tout en maintenant des apports en potassium suffisants, réduire la consommation d’alcool, perdre du poids si besoin, et pratiquer une activité physique régulière (cf. Sport et hypertension artérielle).
Il est important de ne jamais interrompre brutalement un traitement contre l’HTA. En outre, certains médicaments peuvent entraîner des vertiges lors du passage de la position assise à la position debout.

 

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